Contraintes, contrôle, manipulation et addiction

Porteur d'une promesse de productivité et de fluidité, le numérique a au contraire été utilisé pour multiplier les contraintes et le contrôle.

Voici un exemple frappant de comment le numérique, loin de nous faciliter la vie nous impose ses contraintes : la politique commerciale de la SNCF.

Avant le numérique, vous achetiez un billet de train à un guichet tenu par un humain. Ce billet, à tarif unique, était valable entre deux destinations. Vous pouviez voyager dans n'importe quel train, le jour de votre choix. Seuls les trains couchettes nécessitaient une réservation.
Dans les années 1980, avec le début de la numérisation sont apparus les billets à durée de validité limitée (2 mois). Les TGV ont nécessité une réservation obligatoire. Puis la complexité des tarifs a commencé avec les périodes de plus ou moins grande affluence : "bleue", "blanche" et "rouge", les formules d'abonnement aux conditions complexes et contraignantes pour bénéficier de tarifs réduits tandis que globalement les prix augmentaient.

La numérisation a outrance a ensuite amené les billets nominatifs, les réservations obligatoires sur quasiment tous les trains (alors que cela n'a aucune justification pratique), l'imposibilité de prendre un autre train, sauf à acheter un billet "flexible" hors de prix, la perte sèche de votre billet si vous ratez votre train, le fractionnement en services régionaux qui complexifie encore les systèmes d'abonnement et rend impossible de combiner certains trains avec certains abonnements. Et bien sûr la disparition des guichets.
Aujourd'hui prendre le train est extrêment contraignant, stressant et couteux ! Alors même que pour réduire les émissions de gaz à effet de serre le train devrait être le moyen de transport priviliégié.
Pour paraphraser l'un de ses slogans publicitaire, on peut écrire "SNCF : à nous de vous dégouter du train !"

De la surveillance...

par l'enregistrement permanent de nos activités par nos outils numériques connectés, de plus en plus présents sur nous et nos espaces privés, ainsi que dans l'espace public (caméras de surveillance avec reconnaissance faciale et analyse algorithmique).
Aujourd'hui nos "démocraties libérales" dérivent de plus en plus vers le modèle totalitaire chinois de contrôle total des populations, des individus. C'est le résultat des possibilités qu'offrent le numérique instrumentalisées par des gouvernements qui se sentent menacés du fait des conditions qu'ils ont eux-même créés : inégalités sociales jamais vues auparavant, désastre écologique et sanitaire.
Suivre l'actualité de ces dérives - et si opposer - sur le site de l'association La Quadrature Du Net.

...à la manipulation

L'information est manipulée par les algorithmes des réseaux dits "sociaux". Ces plateformes ont largement pris le dessus sur les sites web permettant la libre expression et la réflexion. Ceux-ci sont même désormais noyés par le "slop" : l'envahissement par les contenus générés par IA dans le seul but d'attirer le trafic et donc la rémunération publicitaire.
Pris dans une addiction - volontairement favorisée par les algorithmes de recommandation et la conception même des applications (les "dark patterns"), les individus font défiler sans fins les contenus vides de sens, manipulatoires et anxiogènes.

Pour approfondir lire notre billet sur comment conserver sa santé mentale et physique en utilisant les outils numériques, ainsi que notre page : enjeux pour l'humanité.

Dépendance à des intérêts contraires aux notres

Les services numériques, aussi bien ceux de notre quotidien individuel que ceux utilisés par nos entreprises et administrations proviennent ou dépendent techniquement d'une poignée de multinationales états-uniennes : les GAFAM.

Ceux-ci agissent dans leur propre intérêt et dans l'intérêt des U.S.A., et non dans l'intérêt de leurs utilisateurs et clients.

Par exemple ils tentent aujourd'hui de nous imposer l'usage des IA pour rentabiliser les investissements colossaux qu'ils y font, alors que cette technologie immensément énergivore accélère la destruction du climat et l'épuisement des ressources. En réalité le peu de gains réels qu'amène cette technologie fait craindre l'éclatement de cette bulle financière qui - combinée à d'autres facteurs de fragilité (les dettes pourries du private credit) pourrait nous entraîner dans la pire crise financière jamais vue.

D'un autre coté le gouvernement des États-Unis se sert de notre dépendance pour nous imposer sanctions et chantage. (Exemple des juges de la Cour pénale internationale.)

Cet état de fait nous met - nous, citoyens et gouverments européens - dans un état de dépendance et même de soumission face à ces pouvoirs.

(Il ne s'agit pas pour autant de se tourner vers les entreprises chinoises du numérique - qui sont toutes associées à la politique totalitaire et génocidaire du Parti.
D'ailleurs nombre de grandes marques occidentales profitent aussi du travail forcé. Nous recommandons de choisir des fournisseurs européens ou taïwanais non listés dans l'article.)

Sortir de la dépendance

est non seulement souhaitable mais égale possible et relativement facile.

En effet il existe de nombreuses alternatives - libres et éthiques - aux outils des GAFAM.

Concernant votre équipement individuel, le plus simple et le plus complet consiste à remplacer le système faisant fonctionner votre ordinateur (remplacer Microsoft Windows® ou Apple macOS® par GNU/Linux), ainsi que celui faisant fonctionner votre "smart"phone (ordiphone) ou tablette (remplacer Google Android® par /e/OS).

Vous devrez en outre changer de mél si vous utilisez un fournisseur états-unien (Google Gmail, Microsoft Live/Outlook, Yahoo).

Nous conseillons d'abandonner tous les réseaux (anti-)sociaux : vous regagnerez le temps de vivre !

Pour plus de détails lisez comment quitter Google, quitter Amazon, quitter Facebookquitter Apple et quitter Microsoft !

Lien utile : la sélection d'outils européens, par Tuta.com.


mise à jour : 28 mai 2026